Dans l’Algérie de la répression et de la corruption, les voix libres se font rares. Le pouvoir en place qui ne tolère que son propre mensonge, les fait disparaître l’une après l’autre, soit en les achetant, soit en les étouffant. Les quelques cas qui résistent encore à la « carotte » et au « bâton » et qui assurent leur rôle de témoin, sont harcelés par un système sans foi, ni loi, qui ne respecte ni tradition, ni honneur.

C’est dans ce contexte qu’il faut lire la récente campagne d’intimidation dont fait l’objet notre frère Abdelkader Dehbi qui, par ses écrits réguliers, ne cesse de dénoncer « les dérives politiques et morales d’un pouvoir illégitime, et corrompu ». Le harcèlement « sécuritaire » par des « services » aux méthodes d’un autre âge, déclenché samedi passé à son encontre, suivi par des poursuites judiciaires engagées arbitrairement par une justice aux ordres, reflètent une attitude maladive d’un pouvoir qui n’accepte pas la critique.

Faut-il rappeler que cette tentative de faire taire le frère Abdelkader Dehbi constitue une violation du droit fondamental à la liberté d’opinion et d’expression garanti par la Constitution algérienne et les conventions internationales ratifiées par l’Algérie ? A ce titre, les mécanismes internationaux et onusiens de protection des droits de l’homme, notamment le Rapporteur spécial de l’ONU sur la promotion et la protection du droit à la liberté d’opinion et d’expression, seront saisis du cas du frère Abdelkader Dehbi afin que cessent les agissements abusifs à son encontre.

Le secrétariat du Mouvement Rachad tient à exprimer sa solidarité avec le frère Abdelkader Dehbi. Nous lui assurons notre soutien dans son combat, qui est aussi le nôtre, pour l’établissement d’un Etat souverain, juste et respectueux des valeurs de notre peuple.

Abbas Aroua
1er février 2008

Source : Secrétariat du Mouvement Rachad