En affirmant qu’Israël « faisait chier », le cinéaste danois Lars von Trier, s’est vu exclure du Festival du film de Cannes. Son film qui est en compétition a d’ores et déjà perdu toute chance de Palme d’or, même s’il était donné favori avant l’incartade de son réalisateur.

Le génial réalisateur de « Dancer in the dark » et de « Breaking the waves » a oublié, le temps d’une beuverie et d’une conférence de presse, qu’il ne faut pas toucher aux principes fondateurs de l’Etat d’Israël : La souffrance du peuple juif ne peut supporter aucune critique ni questionnement ; c’est le luxe de la victime.

Autant dire que, comme DSK, ce réalisateur vient de ce faire Hara-kiri artistiquement et qu’il lui faudra un miracle pour revenir dans la cour des grands du Festival de Cannes.

Même l’amoureux des éphèbes tunisiens, le ministre de la culture français Frédéric Mitterrand est monté sur ces grands sabots pour dénoncer ce sacrilège et déclarer que Van Trier est persona non grata au Festival.

En face, on a une horde de défenseurs de la liberté d’expression quand il s’agit d’un dessinateur, aussi danois, qui a insulté le Prophète d’un milliard et demi de musulmans. BHL a défendu bec et ongle un Salman pour ses versets sataniques…

In fine, on peut insulter les musulmans car c’est la liberté d’expression, mais il est quasi impensable d’insulter la mémoire des juifs, tués par les nazis.

Chapeau bas aux juifs qui, en l’espace de 50 ans, ont renversé la vapeur pour devenir les maîtres-penseurs du politiquement correct dans le monde.

Leur hégémonie dans le monde des médias n’a d’égal que leur talent (il faut le reconnaître) à manipuler l’Occident…

Pendant ce temps, en Palestine les bombes d’Israël tuent des Palestiniens ; en Iraq, en Egypte, en Tunisie, en Syrie, au Yémen et en Libye, les balles des dictateurs arabes tuent des civils sans défense. Mais de grâce ne gâchez pas le Festival de Cannes avec cela, les morts arabes comptent pour du beurre… halal !

Ghani Mahdi
20 mai 2011