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Tribune Libre – Abu al-Atahiya
Pour le moment, il semble que les grands de ce monde, à quelques exceptions notables près, n’ont rien d’autre à invoquer comme emblème de leur ambition politique que le… vide.

Ils ont raclé la boite de Pandore. Ils y ont trouvé des ersatz d’idéologie, et se sont empressés de les en extraire pour les offrir comme appât aux peuples.

On a tenté de cristalliser l’attention des hommes autour de la question écologique, comme une pseudo-religion, mais les termes y sont si flous que rapidement la chose a cessé de faire effet. Personne ne se fait d’illusion, ce sont ceux qui parlent d’écologie qui polluent le plus, que ce soit en substances nocives, qu’en paroles harassantes. Les écologistes sont des clowns de circonstances. Ils amusent la galerie en attendant que le monde concocte une autre combine plus attrayante. C’est ce qu’ils partagent avec les homosexuels: un petit rôle et ils seront balayés, le moment. Cela ne leur coûte rien et ne demande aucun courage.

Il y a longtemps que les rôles héroïques ont cessé de trouver preneurs.

Nous sommes témoins en ce moment de la plus grande humiliation infligée à l’homme du 19ème et du 20ème siècle qui vécurent dans une ambition marquée par le souci du progrès pour tous les hommes. Tous les idéaux humanistes, socialistes et communistes, ont été abandonnés, oubliés.

On a posé le mariage des homosexuels en priorité, bien avant celui des inégalités sociales qui font ravage même dans les sociétés occidentales qui se croyaient à l’abri de la crise et de la pénurie.

La préoccupation psychanalytique a pris la place de la lutte des classes, mais alors même que celle-ci a atteint son paroxysme, l’expression a été rangée dans les archives de l’histoire depuis que les partis communistes ont fait faillite.

L’aliénation par le travail et par le capitalisme a été remplacée par l’aliénation sexuelle.

Le c… est à l’honneur! Il a pris la place du ventre, alors que c’est le ventre qui nourrit l’homme, et pas cet organe de déjection.

Conséquence normale de la logique matérialiste. On chute d’étape en étape, depuis la négation de Dieu, jusqu’à tomber dans la bestialité.

Non contents qu’on ne les poursuive plus en justice, les homosexuels sont poussés maintenant à revendiquer le ”droit” à l’enfant.

Je ne vois pas en quoi l’enfant serait un droit? Est-ce un jouet, un objet, dont on peut disposer à sa guise?

Si l’enfant a des droits, le premier serait celui de connaitre les noms de ses parents, de les appeler papa et maman.

Malheur, le temps viendra où les ”enfants” nés de ce ”droit” se révolteront et se montreront impitoyables!

Cette incursion de l’homosexualisme en tant que doctrine sociale, n’a pas été précédée par une longue période de militantisme.

Ce ”droit” est le fruit d’une ”promesse électorale”. Du moins c’est ce que l’on veut nous faire croire. Il n’a pas nécessité une longue lutte comme ce fut le cas pour le communiste ou l’anarchiste, qui ont enduré martyres et tortures.

Les homos n’ont pas livré un combat acharné, et n’ont pas payé cher leur ”droit.” Non, pas du tout. Quelqu’un avait besoin d’eux; il leur en a fait cadeau pour une raison que seul ce quelqu’un connaît.

Et s’il garde l’anonymat, c’est en prévision du jour où dans un revirement soudain, il se retournera contre eux, et les utilisera comme un fusible. Il pourra alors se faire connaître comme le sauveur de l’humanité.

Bref, ce droit leur a été servi sur un plateau par des puissances qui, on le voit, ne sont pas nécessairement pro-homosexuelles, peut-être même diamétralement opposées à l’homosexualité.

Il résulte d’un ordre venu d’en haut, de quelques sphères où se décident à notre insu les orientations du monde, sans aucune consultation des hommes et des femmes ou des peuples.

Il faut que cela soit, point barre. Les dirigeants ont annoncé que la loi allait passer, et elle est passée et tant pis si personne n’a eu son mot à dire.

Il n’y aura plus personne pour lutter pour l’honneur, pour la veuve et l’orphelin. Ce ne sera plus de mode.

Il n’y avait aucune demande de cette ampleur, ni surtout aucune urgence, mais bon, cela paraissait simple à faire. D’autant plus que par ces temps de vache maigre, cela ne demande pas un gros budget, comme celui à consentir pour l’amélioration des conditions de logements, pour relancer l’économie chancelante, par exemple. Cela coûterait tout au plus l’impression de nouveaux formulaires. On malmènera la langue française. Désormais, pour aggraver l’incompréhension régnante, les hommes vont devoir réviser la grammaire, l’orthographe, et la sémantique.

”Marier” se disait pour parler du rapprochement entre deux choses différentes, deux êtres différents qui se complètent. On peut marier des couleurs, le rose et le bleu par exemple. Désormais, on pourra marier le noir avec le noir, le blanc avec le blanc. On ne comprendra plus le sens du verbe marier. Les sociétés se condamnent à mourir avec leurs langues.

Ceux qui ont posé ce ”droit au mariage”, se moquent pas mal des homosexuels. Ce qu’ils visent c’est la destruction de la cellule familiale. Parce que l’anthropologie, l’histoire, le bon sens humain, la métaphysique, les religions et les philosophies ont tous établi que cette cellule sociale est celle qui structure l’existence humaine. Ils cherchent à détruire l’ADN même du progrès humain.

On ne condamne plus les hommes pour leurs idées, on les condamne parce ”qu’on ne les aime pas”. Logique de celui qui croit posséder la puissance militaire suprême, et qui croit pouvoir ipso facto imposer sa volonté et que les autres n’ont qu’à se coucher.

Le critère idéologique a disparu, il n’est plus pris en compte. On n’aime pas l’Iran, on n’aime pas Bachar al–Assad. Pourquoi? Que nous ont-ils fait? Donnez-nous une raison valable, qui vaille la peine qu’on s’en prenne à eux. Dans les informations, personne ne comprend plus en quoi cela regarde les autres que des pays veuillent accéder à la maîtrise de l’énergie atomique. Pourquoi doit-on les menacer? Nous ne comprenons pas.

Cela fait des siècles que l’Iran n’a jamais agressé aucun pays.

Si ces peuples font cela, c’est parce qu’ils ont vu qu’on les empêchait d’accéder à cette énergie, que ceux qui la maîtrisaient voulaient en garder le monopole en prévision de ce jour, où ils comptaient imposer leur conception du monde futur.

Les hommes sont obligés de refaire tout seuls la redécouverte de l’atome… afin de pouvoir espérer sauver l’humanité d’une perdition certaine.

L’homme n’est pas un robot prêt à obéir à tout ordre. Quand il est mis devant un défi aussi grave, il est capable de sacrifier tout, y compris sa vie pour témoigner, fût-ce devant la super puissance mondiale.

Les Etats-Unis qui ont perdu tout crédit auprès des peuples du monde sont eux-mêmes sur la pente du déclin. Ils y sont si dangereusement qu’ils seraient bien avisés de détruire de leur gré, et au plus tôt, leurs stocks d’armes atomiques, parce qu’ils ont perdu la discipline qui faisait d’eux la grande puissance de jadis.

Tout cet arsenal va bientôt leur péter à la gueule, comme leur misérable petit tas de secrets diffusés par un courageux Snowden.

Le vrai américain, celui qui connaît mieux l’intérêt de son pays, c’est Snowden pas Obama ni ses conseillers.

Nous vivons une ambiance de fin des temps, comme celle de Néron, mais la télévision, les médias sont là pour chauffer la scène, faire croire que tout va très bien, pendant que le bateau prend l’eau.

Le monde est en déliquescence, mais personne ne veut le voir. Nous sommes médusés par la TV, attendant de voir ce que dira encore Obama et je ne sais quel autre pseudo-puissant de ce monde.

Les USA fuient de toutes parts. C’est cela l’inquiétude, ce sont eux le danger, sûrement pas l’Iran.

Abû al-Atâhiya
18 juillet 2013